JOURNEE WORKSHOP WP6

 Journée workshop WP6: "The fight against failure and speech against speech.Disseminating propaganda and endoctrination : discursive features of rupturing"

Journée organisée par Nolwenn Lorenzi Bailly, Claudine Moïse, Samuel Vernet.

Le workshop a été envisagé sous la forme suivante afin de favoriser les échanges entre les membres du WP6.

 Programme 

WP6 - PRACTICIES

* La journée se décompose en plusieurs sessions, chaque session représentant un membre du WP6. Nous consacrerons 45 minutes par session incluant une présentation des avancées puis un temps d’échanges réflexifs.

La journée commencera par une introduction générale et sera clôturée par la présentation du livrable « relevant corpus and discourse analysis » de l’équipe UGA.

 

Jeudi 17 mai 2018 

9h30

Accueil des participant.e.s et des invité.e.s

9h45

Introduction de la journée

10h – 10h45

Session Université Grenoble Alpes

Pause

11h – 11h45

Session Université de Calabre

11h45 – 12h30

Session Onera

Pause déjeuner

14h30 – 15h15

Session Nice Côte d’Azur

15h15 – 16h

Session Lille 3

Pause

16h15 – 16h45

Présentation du livrable « Relevant corpora and discourse analysis »

16h45 – 17h

Conclusion réflexive

 

Résumés des sessions

1. Université Grenoble Alpes

Cette session sera l’occasion de présenter nos avancées et réflexions sur les discours de radicalisation. Les objectifs étaient de travailler sur un discours qui serait de radicalisation, par le biais de discours primaires et secondaires, par le biais, aussi, des discours en circulation et des contre-discours. Des discours donc nombreux, et, paradoxalement, très difficiles à obtenir pour des raisons que nous ne manquerons pas d'expliquer.  Nous allons présenter toutefois les discours sur lesquels nous avons travaillé dans le but d’exposer un des deux livrables H2020, relevant corpora and discourse analysis. Il a fallu questionner la notion même dans un premier temps : qu’est-ce qu’un corpus pertinent ? Comment rendre compte de l'étendue des discours de/sur la radicalisation de façon pertinente ? Comment les catégoriser ?  Nous verrons que ces réflexions vont dans le sens des avancées, des doutes à la fois linguistiques et éthiques inhérents à notre groupe de recherche, DRAINE, qui travaille sur les discours de haine. 

L’Université Grenoble Alpes s’est engagée en tant que coordinatrice du workpackage 6 : « The fight against failure and speech against speech. Disseminating propaganda and endoctrination : discursive features of rupturing », seul workpackage centré sur la sociolinguistique et l’analyse du discours. En d’autres termes, il ne s’agit pas de décrire linguistiquement un discours uniquement mais bien d’en comprendre les usages sociaux. Par ailleurs, la prévention est un axe que nous développons parallèlement en questionnant la notion, sa pertinence, ses objectifs et ses effets. 

2. Université de Calabre

 The intervention followed by me foresees the acquisition of a corpus of Arab people. This collection of voices will occur through the involvement of secondary schools of first and second degree in the province of Cosenza. The acquisition of the corpus provide two phases:

1)    the interested subjects must first watch a documentary that deals with the issue of gender equality;

2)    following the vision of the documentary the participants of the experiment will be called to express their opinions on the topic of the short film.

When the corpus will be available, then it will be possible identify turns of speech and carry out their orthographic transcription.

Considering the time recognized to my research unit, if will be possible, I will try to measure the degree of asymmetry and the role of power in conversation by interviewed subjects, considering the moves that they will use to explain their thinking on gender equality. In this regard, the hypothesis is that the radicalized person uses certain types of moves. For this purpose will be used the pragmatic annotation system Pra.Ti.D.

3. Onera

 The digital era arrives with a whole set of disruptive technologies that creates both risk and opportunity for open sources analysis. Although the sheer quantity of online conversations makes social media a huge source of information, their analysis is still a challenging task and many of traditional methods and research methodologies for data mining are not fit for purpose. Social data mining revolves around subjective content analysis, which deals with the computational processing of texts conveying people’s evaluations, beliefs, attitudes and emotions. Opinion mining and sentiment analysis are the main paradigm of social media exploration and both concepts are often interchangeable. This paper investigates the use of appraisal categories to explore data gleaned for social media, going beyond the limitations of traditional sentiment and opinion-oriented approaches. Categories of appraisal are grounded on cognitive foundations of the appraisal theory, according to which people’s emotional response are based on their own evaluative judgments or appraisals of situations, events or objects. A formal model is developed to describe and explain the way language is used in the cyberspace to evaluate, express mood and subjective states, construct personal standpoints and manage interpersonal interactions and relationships. A general processing framework is implemented to illustrate how the model is used to analyze a collection of tweets related to extremist attitudes.

4. Nice Côte d’Azur

La Ville de Nice/Métropole NCA propose de façon pédagogique et plurielle une méthode qui se base sur la Prévention, l’Information, et la Formation (P.I.F). Cette méthode s’adresse aux populations suivantes:

1)      Les adolescents (12-18 et plus) pour ce qui concerne la culture du doute et l’esprit critique autrement que sur internet. Viser « les acquis » alimentés de façon endémique par internet et les échanges de « la communauté » de rattachement ou d’adoption.

a)      Un travail pédagogique de détricotage des discours complotistes et/ou conspirationnistes (explication de la méthodologie et des objectifs. Mise en lumière des faits avérés qui servent de base aux dites théories).

b)      Un travail sur l’aspect culturel et cultuel des connaissances et des connaissances présumées.

Ouverture vers le questionnement ou simplement l’acceptation de la contradiction et du débat.

2)      L’adulte / parent. Mise en place de groupes de parole et d’information dont l’objectif est d’aboutir à une meilleure compréhension pour une meilleure réponse possible.

a)      Sensibilisation à la connaissance des phénomènes et techniques de manipulation de type marketing du discours «radicalisant ».

b)      Travail d’explication sur les liens entre les thèses dites « dissidentes », l’ultra scepticisme et les dérives fondamentalistes jusqu’au basculement.

3)      Développement du  réseau des partenaires au contact de l’information ou des populations sensibles aux doctrines fondamentalistes sectaires ou complotistes.

 4)      Actions:

- Étude et recherches sur l’utilisation des réseaux sociaux et les évolutions sur internet,

- Travail sur la mise en place de supports d’identification à la collectivité et d’appartenance (pour les enfants en particulier),

- Élaboration de kits informatifs ex : « Internet dans votre inter(n)et »,

- Conférences publiques,

- Réception des familles et proches concernés par la radicalisation en rendez-vous personnel.

 5. Lille 3

 Depuis l'émergence de ce que Wolton et Wieviorka (1987) appelaient « terrorisme médiatique » au début des années 1970, le terrorisme a toujours été un sujet particulièrement épineux pour le journalisme, l'éthique, la politique et la démocratie (Garcin-Marrou 2001 ). Depuis les premiers détournements effectués en septembre 1970 par les membres du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), conçus pour leur potentiel médiatique (Rabaté 2003), la question de la place à accorder aux actions des groupes terroristes - au risque de leur donner la publicité qu'ils recherchent - a toujours été une source d'inspiration pour les débats sur la couverture médiatique du terrorisme, dans les salles de rédaction et dans le débat public (Dayan 2006). Cependant, l'utilisation croissante des technologies de l'information et de la communication par des groupes terroristes, en premier lieu Al-Qaïda (El Difraoui 2013) et Daech, renouvelle profondément la couverture médiatique du terrorisme (Kervella 2016). Ce dernier ne se limite plus aux discours produits par les médias traditionnels mais intègre également cette propagande diffusée à grande échelle sans médiation journalistique. Les groupes terroristes diffusent des discours, des images, via des espaces ouverts en ligne (plateformes vidéo, réseaux sociaux ...) perçus comme des lieux de libre expression de discours non autorisés dans les médias traditionnels. Pour les journalistes, la question se pose de savoir comment traiter cette propagande numérique autoproduite et nouvelle. Comment, et si, ces images et ces discours doivent être évoqués ou rendus visibles dépend de la façon dont les journalistes interprètent leur profession, leur rôle dans les sociétés démocratiques et les conditions matérielles de l'exercice de l'écriture des nouvelles. Les choix éditoriaux posés soulèvent, d'autre part, la question de la circulation des images et des discours de la terreur dans l'espace public et la culture populaire.

Pour télécharger le programme en format pdf  Journee-WP6-copie.pdf

 

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